Qobuz, la plateforme française de streaming musical haute qualité, a renouvelé l'intégralité de son parc d'écrans dans ses bureaux situés à Pantin. Un projet né d'un besoin d'uniformisation des appareils et d'optimisation du flex office, et qui s'est transformé en véritable refonte de l'expérience de travail. Rencontre avec David Craff.
Pouvez-vous nous décrire l'ambiance de travail chez Qobuz avant ce projet ?
On fonctionne en flex office total. Chacun peut s'installer où il veut chaque matin, même si en règle générale, par habitude les collaborateurs et collaboratrices gardent le même bureau. C'est une organisation qu'on aime bien, elle favorise les échanges, ça bouge. Mais concrètement, ça veut dire que ton poste de travail doit être opérationnel immédiatement, peu importe où tu t'installes. Et pour différentes raisons, ce n'était pas le cas.

Qu'est-ce qui posait problème exactement ?
Les écrans, notamment. On avait un parc hétérogène, des HP, des Iiyama, de générations différentes, avec des connectiques différentes. Du VGA, du DVI, quelques HDMI. Et nous, on est une boîte full laptop, avec beaucoup de MacBook. Donc tout le monde est en USB-C. Pour brancher son ordinateur à un écran, il fallait obligatoirement un adaptateur. Et ces adaptateurs… ils disparaissaient en permanence. Les gens les oubliaient, prenaient celui du voisin, le ramenaient chez eux. En flex office, tu arrivais à un poste et tu n'étais jamais certain de pouvoir travailler. C'était une vraie source de stress le matin.
Comment avez-vous abordé ce problème ?
Mon objectif était simple : peu importe où quelqu'un s'installe, ça doit fonctionner. Sans adaptateur, sans chercher un câble, sans dépendre du collègue d'à côté. Un seul geste, brancher l'USB-C, et c'est parti. L'écran s'allume, l'ordinateur se charge. C'est tout. Pour ça, il me fallait des écrans qui intègrent nativement l'USB-C, à la fois pour la vidéo et pour l'alimentation. Le tout avec un budget serré.
Comment avez-vous découvert nos écrans ?
Je cherchais du 27 pouces USB-C autour de 200 euros. J'avais un autre modèle en tête au départ, mais les prix avaient augmenté entre-temps, 30 à 50 euros de plus. En cherchant une alternative, je suis tombé sur votre référence. Elle cochait toutes les cases : USB-C avec charge, qualité de dalle, et le bon prix. J'en ai commandé un seul pour commencer. Le côté blanc de l'écran était un plus.
Pourquoi un seul au départ ?
Je voulais le faire tester par nos graphistes. Ce sont eux qui ont les exigences les plus élevées sur la qualité d'affichage. Si ça passe chez eux, ça passe partout. Résultat : non seulement ils et elles ont validé, mais ils et elles ont été agréablement surpris par le rendu. J'en ai commandé dix de plus dans la foulée.
Et ensuite, comment est-on passé de dix écrans à soixante-dix ?
Notre directeur général est passé dans les bureaux au moment où les premiers écrans étaient installés. Il les a montrés à la direction. Et là il a dit une phrase simple : "j'en veux partout." J'ai compté les postes, le budget a suivi, et on a fait une grande commande, des écrans 27 pouces pour tous les bureaux, plus des 55 et 75 pouces pour les espaces collectifs.
La couleur blanche était-elle un critère dès le départ ?
Pas vraiment, j'avais surtout besoin que ça fonctionne. Mais c'est devenu un argument fort a posteriori. Dans nos bureaux de Pantin, c'est le blanc et le bleu. Quand on a installé les écrans blancs avec les supports blancs, ça a créé une vraie cohérence visuelle. Avant, avec des écrans noirs de marques différentes, c'était harmonieux mais le blanc passe bien mieux avec les couleurs de nos bureaux de Pantin. Ça donne quelque chose de propre, d'aéré, d'aligné avec notre image de marque.

Est-ce que ça a eu un impact au-delà du poste de travail ?
Effectivement. Les messages Slack du type "j'ai plus mon adaptateur, quelqu'un l'a vu ?" ont tout simplement disparu. Ce sont de petites choses mais qui facilitent finalement le début de journée. Et visuellement, les bureaux sont plus homogènes. Avant on avait des écrans noirs, des écrans gris, des câbles qui traînaient dans tous les sens. Aujourd'hui tout est aligné, épuré. C'est le genre de changement dont on ne mesure l'impact qu'une fois qu'il est fait. D'ailleurs la direction l'a noté, et c'est pour cela que nous avons continué à renouveler l'ensemble de nos moniteurs. L'écran est une pièce importante dans le chantier de réorganisation du poste de travail chez Qobuz, et il remplit tout à fait son rôle.
Le mot de la fin ?
L'objectif était simple au départ : standardiser, fluidifier, faire en sorte que personne ne perde de temps le matin. On l'a atteint. Et on a eu en prime un effet visuel qu'on n'avait pas prévu. C'est le genre de projet où la contrainte budgétaire t'oblige à trouver la bonne solution plutôt que la solution facile.

Ce case study a été réalisé à l'occasion d'une visite des bureaux de Qobuz à Pantin.